La FCPE, première fédération de parents d’élèves, ainsi que l’UNL et l’Unef, principales organisations représentatives des lycéens et des étudiants, demandent ce mardi dans un communiqué commun une réforme du baccalauréat, « grand oublié de la discussion actuelle » sur la refondation de l’Ecole de la République.

Le bac est selon ces organisations un « examen couperet » qui ne donne pas droit à l’erreur, alors que « sa valeur pédagogique reste à démontrer ». Il ne reflète pas « le niveau réel des élèves, il n’évalue qu’une restitution scolaire de connaissances à un moment donné et ignore totalement » certaines compétences, notamment les compétences sociales et civiques ou l’autonomie et l’initiative, piliers 6 et 7 du socle commun.

Cet examen « purement disciplinaire » encourage ainsi « bachotage » et « révisions de dernières minutes », qui sont vecteurs de stress pour les élèves.

La FCPE, l’UNL et l’Unef appellent donc à donner une part plus grande « aux contrôles en cours de formation, ainsi qu’aux oraux », et proposent que les épreuves écrites évaluent davantage « les capacités des bacheliers à émettre un jugement, un regard critique ».

Elles proposent également d’étaler les épreuves – et leurs sessions de rattrapage – du milieu de la première à la fin de la terminale. Les temps de correction, et donc de cours supprimés, pourraient permettre aux lycéens de peaufiner leur projet d’orientation via des « stages en entreprises » ou la « découverte de l’enseignement supérieur ».

Les organisations signataires soulignent enfin que le taux élevé de réussite au baccalauréat ne lui enlève pas sa valeur, mais qu’il est nécessaire de le refonder « pour lui permettre de mieux refléter le niveau des élèves dans toutes leurs dimensions ».