Les professeurs de prépas scientifiques veulent moins d’élèves par classe

La diminution de l'effectif maximal des CPGE scientifiques, actuellement de 48 élèves par classe, figure parmi les revendications de l'Union des professeurs de spéciales exprimées lors des Assises de l'enseignement supérieur.

L’Union des professeurs de spéciales (UPS) – qui représente la majorité des professeurs de mathématiques, de physique et de chimie des CPGE scientifiques – a rendu publique hier lundi sa contribution aux Assises nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche.

L’UPS réclame notamment une diminution de l’effectif maximal des classes, actuellement fixé à 48 élèves par classe. Cet effectif maximal étant de plus en plus considéré comme un effectif « normal » voire « obligatoire », l’UPS demande qu’il soit ramené à 40 pour des raisons à la fois pédagogiques et matérielles (taille des salles ou des laboratoires). Il serait même souhaitable de le fixer à 30 ou 20 dans des classes recrutant « des publics plus fragiles, des bacheliers sans forcément des mentions bien ou très bien et venant d’établissements de quartiers socialement défavorisés ».

Les professeurs demandent aussi d’officialiser dans leurs missions leur action en matière d’orientation et de suivi personnalisé des élèves, souvent effective dans les faits, puisqu’ils n’ont qu’une classe en responsabilité et peuvent ainsi accompagner chaque élève dans son parcours.

L’UPS propose également de renforcer les liens existant entre universités et classes préparatoires en nommant un professeur référent par lycée, qui serait chargé d’animer le partenariat avec une université voisine. Cela pourrait par exemple mener des enseignants-chercheurs à intervenir en prépa « comme interrogateur, [ou] comme expert scientifique dans un travail de TIPE ».

L’étudiant pourrait également, dans le cadre des TIPE, effectuer un stage obligatoire « en laboratoire de recherche ou en entreprise », pour se familiariser avec le « milieu professionnel non académique ».

L’UPS souhaite par ailleurs que la première année soit découpée en deux semestres au lieu de trois trimestres, et que l’attribution des crédits ECTS (60 crédits par année complétée) soit revue pour faciliter les réorientations. Elle suggère enfin que la procédure d’APB soit « clarifiée » pour encourager les élèves à opter pour des formations de proximité, et qu’un réel enseignement d’informatique, basé sur des travaux pratiques, soit intégré dans le cursus.

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.