L’Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES) demande ce samedi 22 septembre dans un communiqué que les programmes de SES soient « allégés » et « réécrits », comme le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, a promis de le faire pour le programme d’histoire-géographie de première.

L’Apses dénonce des programmes «impossibles », « concoctés à la va-vite » par le ministère Chatel (en quelques semaines pour celui de première) et « publiés malgré l’avis négatif du Conseil Supérieur de l’Education » pour les programmes de terminale.

Le programme actuel impose ainsi de traiter pas moins de 180 notions en première et autant en terminale.

Ce nombre impressionnant de thèmes à traiter en une année impose un rythme très rapide qui ne permet pas aux élèves « d’acquérir les méthodes d’analyse » nécessaires pour « s’approprier des mécanismes économiques et sociaux complexes », et donc, « d’être bien préparés au baccalauréat ». D’autant plus que pour l’Apses, « les nouvelles épreuves de bac en SES, beaucoup plus restitutives, aggravent ces difficultés ».

En série ES, les sciences économiques et sociales sont la matière la plus importante, avec un coefficient de 7 au bac.

En juillet dernier, l’Apses avait recueilli près de 1.800 signatures sur sa pétition réclamant « un moratoire » et « l’ouverture d’une véritable concertation » sur les nouvelles épreuves de SES au baccalauréat.