Geneviève Fioraso affectera 1.000 postes à la réussite en licence

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche veut affecter mille postes à la réussite en licence, redresser le budget des universités et remettre à plat les aides étudiantes.

La ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso donne ce matin sa conférence de rentrée. La ministre a déjà annoncé que 1.000 postes, sur les 5.000 réservés pour l’Enseignement supérieur dans le projet de création de 60.000 postes de François Hollande, seront affectés à la réussite en licence à la rentrée universitaire 2013. « Ce ne seront pas forcément des postes d’enseignants chercheurs, mais des postes d’encadrants », notamment pour les langues étrangères, indique Geneviève Fioraso.

La ministre souhaite aussi lever « les dispositions réglementaires qui bloquent » les cours en anglais à l’université, afin d’attirer « des étudiants étrangers de qualité ». « Il y a trop peu de cours en anglais, il faut pouvoir le faire. »

Le plan Réussite en licence « n’a servi à rien »

Si le gouvernement précédent avait déjà souhaité renforcer l’accompagnement des étudiants dans le cadre du Plan Réussite en licence, la nouvelle ministre dresse un bilan sévère du dispositif : elle rappelle qu’il a coûté 730 millions d’euros et affirme qu’il « n’a servi strictement à rien, si ce n’est qu’on a augmenté de quatre points l’échec en premier cycle ».

Geneviève Fioraso déplore en particulier que 90% des bacheliers professionnels admis à l’université échouent dans leur licence « quand ils ne sont pas accompagnés ». Elle demande donc aux recteurs d’accueillir en priorité les bacs pro et technologiques dans les filières courtes des STS et des IUT « avec un accompagnement spécifique ». Cette année, environ 12.000 places en BTS et 8.000 en IUT ont été laissé vacantes. « C’est intolérable », estime-t-elle.

Remettre à plat les aides accordées aux étudiants

Geneviève Fioraso compte par ailleurs « aider les universités à redresser leurs comptes », elles aussi ayant manqué d’« accompagnement » dans la gestion de leurs budgets après la mise en place de la loi LRU. Elle juge sur France Info que « la moitié des universités sont dans des situations financières assez préoccupantes », et envisage un rééquilibrage des moyens humains entre les universités sous-dotées et les mieux loties. La ministre propose également de mutualiser certains masters : il existe actuellement 6.600 intitulés de masters en France, un peu trop pour « la lisibilité des formations ».

L’allocation d’études promise par François Hollande ne devrait pas démarrer avant la rentrée 2013, avec une montée en puissance sur le quinquennat. Des négociations vont s’ouvrir avec les étudiants pour étudier « une remise à plat de l’ensemble des aides » qui leur sont dispensées. « Il faudra sûrement élargir le champ des boursiers », estime-t-elle, pour aider en priorité « les familles qui sont le plus en difficulté ». La ministre précise que 21% des étudiants en France bénéficient déjà d’une bourse.

Enfin, concernant la fin possible de la gratuité des classes prépa, évoquée hier dans Le Monde, la ministre assure qu’aucune décision n’a été prise : « C’est une information qui relève plutôt de l’extrapolation », affirme-t-elle. Elle n’exclut cependant pas la possibilité d’instaurer à terme une « double inscription » en classe prépa et à l’université, « mais cela supposerait qu’on allège le coût des concours », a-t-elle nuancé ce matin sur Europe 1.

Source(s) :
  • AFP, franceinfo.fr, lemonde.fr, lefigaro.fr, lesechos.fr

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