Christophe, 36 ans, enseignant d’histoire-géographie et lettres au lycée professionnel Trégey de Bordeaux, roué de coups mardi par un de ses élèves, suite à un cours portant sur le « fait religieux en France depuis 1880 », souhaite un entretien constructif avec Vincent Peillon.

L’enseignant, qui se dit « très amer », a déclaré au sujet de l’élève responsable, actuellement en garde à vue, « il ne m’a pas cassé la gueule, mais il m’a brisé le cœur ».

L’élève en question lui a présenté ses excuses, et l’enseignant affirme : « Je ne suis pas de nature à me laisser abattre ». Il estime cependant nécessaire de se pencher sur l’importance du sujet du cours, c’est-à-dire le fait religieux, et les problématiques qui l’accompagnent « la croyance et le savoir », « l’autorité », la « laïcité » à l’école. C’est l’ensemble de ces sujets que l’enseignant souhaiterait pouvoir aborder lors de son entretien avec le ministre.

« Nous ne pouvons pas accepter que ceux qui s’occupent de nos enfants puissent être agressés (…). Nous ne le tolérerons pas. Nous mettrons en oeuvre les moyens matériels. Et en même temps nous serons aux côtés des enseignants d’un point de vue judiciaire chaque fois que cela sera nécessaire » a déclaré hier Vincent Peillon.