Séverine Kakpo, ancienne professeur de français, chercheuse en sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII, vient de publier aux PUF « Les devoirs à la maison, mobilisation et désorientation des familles populaires ». Il s’agit d’une enquête sur le temps consacré aux devoirs dans les familles populaires, indique aujourd’hui lefigaro.fr .

L’auteur constate que ces familles ne comprennent pas toujours les « codes scolaires » et les évolutions de l’école depuis les années 1970. « Aujourd’hui, l’école met davantage l’accent sur l’acquisition de capacités réflexives et critiques que sur la restitution de connaissances » analyse-t-elle ainsi.
Le « par cœur » par exemple n’est plus à la base des apprentissages, ce qui déconcerte certains parents. Pour la chercheuse, la différence fondamentale avec les familles aisées est que ces dernières précisément maîtrisent les codes et les évolutions, et de toute manière savent trouver ailleurs ce que l’école n’apporte pas à leurs enfants.

Les devoirs à la maison s’inscrivent donc dans une dimension sociale indéniable et peuvent être source d’inégalité scolaire.