La Libre Pensée demande l’abrogation de la loi Debré

La Fédération de la Libre Pensée demande à François Hollande l'abrogation de la loi Debré de 1959 sur le financement de l'enseignement privé sous contrat.

La Fédération nationale de la Libre Pensée, présidée par l’ancien secrétaire général de Force Ouvrière Marc Blondel, demande dans une lettre ouverte à François Hollande l’abrogation de la loi Debré du 31 décembre 1959, à l’origine du système d’enseignement privé sous contrat avec l’Etat.

Dans ce document adopté à l’issue de son congrès annuel à Sainte-Tulle (Alpes de Haute-Provence), la Libre Pensée demande le rétablissement du « principe républicain fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée ». Elle demande au président de la République, « garant de la laïcité de l’Etat et de l’Ecole », qu’il « inverse le cours de la politique anti-laïque menée depuis des décennies » et restaure « dans sa plénitude la loi du 9 décembre 1905 » de séparation de l’Eglise et de l’Etat.

« Si la liberté d’ouvrir des établissements privés d’enseignement doit être garantie, néanmoins la Nation a pour unique devoir d’assurer les conditions de la formation de citoyens libres et éclairés dans la République. A cette fin, il faut donc rétablir les responsabilités de l’Etat en matière scolaire sur la base des principes constitutifs de la République (…) et donc rétablir dans sa plénitude le monopole de la définition des programmes et des diplômes« , affirme le document.

« En conséquence, tous les financements publics doivent être réservés aux établissements publics d’enseignement, les seuls qui garantissent aux jeunes consciences d’apprendre à l’abri de tous les dogmes », rappelant qu’il « en coûte huit milliards d’euros à l’Etat et environ un milliard et demi aux collectivités territoriales« .

C’est pourquoi la fédération demande que la loi Debré, « tumeur maligne dans le corps de la laïcité de l’Ecole » et de l’Etat, soit abrogée, et avec elle « toutes les dispositions législatives et réglementaires anti-laïques » qui en découlent. Elle a mis en ligne une pétition sur ce sujet, qui comptait plus de 3360 signatures au 15 août.

Source(s) :
  • AFP, legifrance.com, ina.fr

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