Un étudiant français à Berkeley compare les universités américaines et françaises

Un étudiant français à l'université de Berkeley rappelle cette semaine à quel point les étudiants et enseignants-chercheurs américains ont des conditions de travail exceptionnelles.

Sébastien Tortu, étudiant français inscrit à l’université américaine de Berkeley (en Californie), détaille sur lepoint.fr ses conditions d’études, bien plus confortables aux Etats-Unis qu’elles ne le seraient à Paris. Campus de 27 km² qui ressemble à une ville miniature, salles informatiques de pointe, bibliothèques ouvertes à toute heure…

Et pour expliquer en partie les résultats décevants des universités françaises au dernier classement de Shanghai, il rappelle que « les enseignants-chercheurs de Berkeley bénéficient de conditions de travail exceptionnelles ». Un jeune diplômé rejoignant les rangs des chercheurs n’est pas contraint « d’assurer des cours comme il le devrait en France, ce qui lui laisse tout son temps pour ses travaux et multiplie ses chances d’être publié, critère essentiel du classement de Shanghai ».

Bien sûr, ce confort se paie au prix fort : les frais de scolarité s’élèvent à « 15 000 dollars pour un étudiant américain, 45 000 dollars pour un étranger ». Mais en conséquence, Berkeley dispose d’un budget de 3,15 milliards pour ses 34.000 étudiants, « tandis que les 70 000 étudiants d’Aix-Marseille, la plus grande université française, se « partagent »… 613 millions » !

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4 commentaires sur "Un étudiant français à Berkeley compare les universités américaines et françaises"

  1. bibliotrotter  23 août 2012 à 11 h 14 min

    45 000 dollars de frais de scolarité… Personnellement je suis boursier et je paye 5 euros de frais de scolarité à Grenoble. Malgré des manques de moyens, les cours suivent et j’aurai sûrement un boulot à la fin pendant que l’étudiant d’Amérique s’attellera à rembourser ses prêts. A l’image de notre sécurité sociale, notre système universitaire n’est pas si mauvais. De plus, le fameux classement de Shanghai n’est à mon sens pas très légitime car il compare des institutions difficilement comparables (d’où la jonction de plusieurs universités françaises en une seule entité pour tenter d’exister).Signaler un abus

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  2. Zoomertim  13 septembre 2012 à 17 h 33 min

    Je suis complètement d’accord avec bibliotrotter. Je suis actuellement en master à Bordeaux et étant boursier, je ne paie qu’un très faible montant pour une année. Bien sûr le campus ne m’offre pas certains loisirs avec du matériel onéreux. Cependant, j’apprend ce que j’ai besoin d’apprendre pour mon souhait de métier. Et je pense qu’un étudiant, qu’il paye 45 000 dollars ou 5 euros son inscription, devrait profiter et savoir la chance qu’il a de pouvoir étudier. Mes parents ont peu de moyens et je paye tous mes frais seuls. Et ça m’horrifie de voir qu’une personne est prête à dépenser 45 000$ pour étudier alors que je suis limité à mes 300 euros de bourses pour vivre chaque mois. Que cet étudiant tellement heureux de son campus américain reste là bas, et qu’il ne vienne pas vanter les mérite d’une école complètement hors de prix. Une grande partie des étudiants français sont boursiers et ont la chance de pouvoir étudier grâce au gouvernement, ce qui n’est pas le cas en Amérique.Signaler un abus

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    • Alex  3 février 2015 à 10 h 36 min

      Vous racontez un peu votre vie en plus de montrer une certaine jalousie. Les opportunites pour un etudiant finissant un master dans une université comme berkeley n’ont rien a voir avec celles d’un etudiant a la sorbonne. On sait tous que le reseau est aujourd’hui plus important que le merite. la vieille rengaine « je m’en sors tout seul, je merite de reussir » n’a plus sa place sur le marche du travail, et ce, dans toutes les branches de l’emploi. Droit, informatique et autre. Il parait clair que 45 000 euros est une somme enorme, mais ce n’est rien compare au salaire qu’un etudiant de berkeley ayant choisi un metier porteur d’avenir se fera a la sortie. C’est une triste realite, mais c’est la realite. Faire ses etudes dans une universite ou l’on cotoie des gosses de riches toute la journee permet de se faire un joli carnet d’adresse. Apres cela, seules la motivation et la « faim » comptent.Signaler un abus

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  3. dreamspeaker  24 septembre 2013 à 13 h 07 min

    Les français se classent très bien en terme de rapport temps de travail/efficacité. Nos ingénieurs sont plutôt bons, et nos compétences recherchées. Imaginez ce que ça serait si nous avions les moyen des étudiants Américains pour nous former….
    Comme quoi ça reste vrai, en France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées.Signaler un abus

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