La Fédération générale des associations étudiantes (Fage) a condamné hier la hausse des frais d’inscription obligatoires à l’université, et demandé au gouvernement de revenir sur cette augmentation.

Dans un communiqué, la Fage dénonce un « choix politique » qui, « dans la continuité des années précédentes, grève encore un peu plus le budget des étudiants et pèse sur leurs conditions de vie et leur réussite dans leurs études. »

La fédération étudiante juge également que le discours du gouvernement, qui prétend compenser l’impact de la hausse des frais de scolarité par une « revalorisation des bourses sur critères sociaux », est « faux et malhonnête ». Les boursiers « ne représentent que 20 % des étudiants », affirme -t-elle, il est incorrect de « faire croire à une opération positive pour l’ensemble des étudiants ».

De plus, « ces augmentations […] sont insignifiantes à l’échelle du budget de la recherche et de l’enseignement supérieur » et ne « répondent ainsi en rien aux difficultés budgétaires des établissements ». C’est pourquoi « le gouvernement doit revenir sur ces augmentations et geler ces frais obligatoires » pour les étudiants, estime la Fage.

Les montants des frais d’inscription obligatoires aux diplômes nationaux pour la rentrée 2012 ont été publiés le 9 août au J.O. Ils s’élèvent à 181 euros pour une licence (2,26 % d’augmentation), 250 euros pour un mas­ter (+ 2 %) et 380 euros pour un doc­to­rat (+ 2,15 %).