Couverture livre Les perles des copies d'élèvesLa vérité sort de la bouche des enfants… Pas si sûr, diront les profs ! Quand les élèves soutiennent mordicus qu' »un kilo de mercure pèse une tonne » ou que « les fables de la Fontaine sont si anciennes que l’on ignore le nom de l’auteur », on est en droit de s’interroger. Stress des examens ? Ignorance ? Pétage de plombs ? Qu’est-ce qui peut bien les pousser à écrire de telles sottises ?

En tout cas, voici rassemblées dans un beau florilège quelques 150 perles des copies d’élèves authentiques, inédites et ahurissantes. Un recueil préfacé par une grand fan de l’école, la comédienne Julie Ferrier, qui s’est inspirée de ses professeurs pour créer certains de ses personnages. Complice avec ses enseignants, elle affirme qu’on peut sans problème « allier déconnade aigüe et apprentissage ».

A lire ce recueil, on veut bien la croire…

Les perles des copies d’élèves (collectif). Editions Jean-Claude Gawsewitch. 144 pages – 12€.
Commandez ce livre sur Decitre, Amazon, Fnac.com. Découvrez également dans la même collection Les perles des bulletins de notes, préfacé par Jean-Paul Brighelli.

Extraits

Parano : « Le corps féminin a été conçu pour paraître plus fragile que celui de l’homme, mais juste pour cacher qu’en réalité il est plus fort et que la femme domine le monde humain. »

Imparable : « Vaincu lors de la Deuxième Guerre mondiale, le Japon ne se doutait pas qu’il allait prendre sa revanche des années plus tard avec son arme absolue : le MADE IN JAPAN. »

Europtimiste : « D’un strict point de vue géographique, l’Europe est – et c’est un bien heureux hasard – le centre du monde. »

Décapant : « Les chrétiens de l’Oxydant se sont confrontés aux autres religions du monde et ont réussi à se défaire de tout ce qui faisait tache dans le monde. »

Mauvais rêve : « Dans ma maison, quand c’est l’heure de se coucher : ma maman dit qu’il faut accepter gentiment d’aller dans les bras de la morphine. »

Tout public : « Justine ou Les malheurs de la vertu, par le marquis de Sade, fait partie des grands classiques de la Bibliothèque rose. »

Raté : « Avec Phèdre, Racine a réussi à définir et à prendre le mal – sans mauvais jeu de mots – à la racine. »

Poète maudit : « En 1968, c’était la guerre. La France sombrait peu à peu dans le chaos. Les ténèbres avaient obscurci le ciel. A l’horizon, le néant menaçait d’engloutir la jeunesse. De lointains murmures annonçaient des heures sombres. L’espoir n’était plus qu’un rêve. »