Deux mathématiciennes françaises obtiennent le prix Poincaré

Nalini Anantharaman et Sylvia Serfaty, deux mathématiciennes françaises, font partie des quatre lauréats du prix Henri Poincaré remis ce lundi.

Le prestigieux prix Henri Poincaré a été décerné lundi à deux mathématiciennes françaises, Nalini Anantharaman, du laboratoire de mathématiques d’Orsay (CNRS/Université Paris-Sud), et Sylvia Serfaty, du laboratoire Jacques-Louis Lions (CNRS/UPMC) à Paris.

Ce prix récompense des travaux remarquable dans le domaine de la physique mathématique, notamment parmi les jeunes chercheurs prometteurs. Il est remis tous les trois ans lors du Congrès international de Physique Mathématique (ICMP), qui se tient cette année à Aalborg (Danemark).

Nalini Anantharaman, née en 1976, est diplômée de l’Université Pierre et Marie Curie, où elle a soutenu sa thèse en 2000. Maître de conférences au sein de l’Unité de mathématiques pures et appliquées à l’ENS de Lyon de 2001 à 2006, puis chargée de recherche au CNRS de 2006 à 2009, elle est aujourd’hui vice-présidente de la Société Mathématique de France et professeure au laboratoire de mathématiques d’Orsay (CNRS/Université Paris-Sud).

Ses travaux font des liens « entre deux théories mathématiques », explique Patrick Gérard, directeur du laboratoire de mathématiques d’Orsay, « la théorie des équations aux dérivées partielles » et « la théorie des systèmes dynamiques », théorie plus ancienne mise à l’honneur par Henri Poincaré. Spécialiste de la mécanique quantique, « c’est l’une des rares à avoir obtenu des résultats dans le problème du chaos quantique », précise-t-il.

Sylvia Serfaty, née en 1975, a soutenu sa thèse à l’Université Paris-Sud en 1999. Chargée de recherche au CNRS, puis professeur au Courant Institute de l’Université de New York de 2001 à 2008, elle travaille aujourd’hui comme professeure au laboratoire Jacques-Louis Lions (CNRS/UPMC) à Paris.

Ses travaux portent sur « des problèmes d’équations aux dérivées partielles et d’analyse non linéaire provenant le plus souvent de la physique », détaille-t-elle. Elle a principalement travaillé sur « la physique de la supraconductivité ». Les matériaux supraconducteurs ont des applications comme l’imagerie IRM, les accélérateurs de particules, ou encore les trains à lévitation magnétique.

Deux autres mathématiciens se sont vus décerner le prix Poincaré cette année : Freeman Dyson, de l’Institute for Advanced Study, et Barry Simon, de Caltech, aux États-Unis.

Source(s) :
  • AFP, cnrs.fr

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