Alain Refalo, enseignant désobéisseur, a été reçu hier avec d’autres enseignants en résistance pédagogique par des membres du cabinet de Vincent Peillon. Il réclamait « la levée de toutes les sanctions, qu’elles soient disciplinaires […], financières […] ou administratives […] », qui ont frappé les enseignants désobéisseurs pour avoir refusé d’appliquer certaines directives du gouvernement précédent. Ils s’étaient notamment opposés à la mise en place de l’aide personnalisée et avaient boycotté les évaluations nationales de CE1-CM2.

« Les conseillers nous ont surtout écoutés. C’est au ministre de prendre la décision », a affirmé Alain Refalo.

Les enseignants en résistance ont également plaidé pour « la fin des pressions et des diktats hiérarchiques imposés aux enseignants du primaire », et ceci « dès la rentrée de septembre ». « Tout comportement autoritariste de la part des inspecteurs de circonscription, mais aussi des directeurs académiques », doit en effet être « clairement banni », selon M Refalo. En conséquence, il demande que soit inscrite « dans le code de déontologie des fonctionnaires-enseignants la possibilité d’une objection de conscience, notamment sur le plan pédagogique, motivée, éthique et responsable ». « Notre statut de fonctionnaire ne saurait être un prétexte pour exiger l’obéissance inconditionnelle », a estimé l’enseignant.

« La rencontre d’aujourd’hui marque une rupture avec la démarche de mépris des prédécesseurs de Vincent Peillon. Nous espérons qu’elle débouchera sur des décisions concrètes et rapides », a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.