Dans une lettre envoyée à la Conférence des présidents d’universités la semaine dernière, Geneviève Fioraso témoigne de l' »incontestable fragilisation » financière des établissements révélée par « les « différents agrégats issus des comptes 2011 et des budgets 2012 « .

« Si l’on considère les budgets 2012, […] ce sont près de 40 établissements qui prévoient de terminer l’exercice à un niveau de fonds de roulement égal ou inférieur au seuil prudentiel de 30 jours de fonctionnement », écrit-elle.

Les fonds de roulement des 102 universités françaises, estimés à 1,7 milliard d’euros à fin 2010, se sont « réduits en 2011 (à 1,5 milliard d’euros) et […] devraient à nouveau diminuer en 2012 (à 1,2 milliard d’euros) », remarque la ministre. De plus, ils « ne correspondent pas à des réserves mobilisables, notamment parce qu’ils intègrent des fonds reçus au titre de contrats et conventions suivis en ressources affectées et des subventions d’investissement qui ne sont pas encore amorties ».

Geneviève Fioraso indique également que le comité des pairs mis en place pour assister les universités rencontrant des difficultés budgétaires va évoluer en « comité d’accompagnement ». Le rôle de ce comité sera « d’aider les universités [en déficit] et les recteurs à parvenir ensemble à un premier diagnostic. Si celui-ci conclut au fait que le déficit enregistré l’année précédente est le résultat d’écritures comptables pour ordre qui ne traduisent pas un déséquilibre durable de l’activité, la mise en oeuvre de l’article 56 [du décret du 27 juin 2008] s’opérera sous les formes les plus souples. »