L’installation d’une désaffection durable du métier d’enseignant s’est confirmée cette année avec les résultats du CAPES externe : au total, 706 postes sont restés vacants à l’issue du concours. Les mathématiques, l’anglais et les lettres classiques sont les disciplines les plus touchées par la pénurie de candidats. Pour les syndicats, il est urgent de rétablir l’attractivité du métier. « Il est perçu comme anxiogène et difficile », affirme Christian Chevalier, du SE-Unsa. Une opinion partagée par la sociologue Marie Duru-Bellat, pour qui « d’un simple point de vue de bon sens, les conditions de premier exercice décourageraient un régiment ».

Pour tenter d’endiguer la crise de vocation qui se profile, la CGT Educ’action et les syndicats FSU préconisent la mise en place de pré-recrutements au niveau licence. La sénatrice CRC Brigitte Gonthier-Maurin appuie cette idée : un système de pré-recrutement doit être « amorcé dès la rentrée prochaine, si l’on veut avoir une chance de renverser la tendance pour les concours 2013, dont l’inscription se clôt le 19 juillet prochain », estime-t-elle.

La nouvelle DGRH de l’Education nationale, Catherine Gaudy, a quant à elle promis qu’une « analyse de cette désaffection » sera menée.