Vincent Peillon a indiqué la semaine dernière lors de son audition devant la commission de la Culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, que les heures supplémentaires dans l’éducation ne « seront pas supprimées ».

« Pourrions-nous utiliser les 1,3 milliard d’euros des heures supplémentaires pour les pré-recrutements ? » a demandé le ministre. « Ma mission est de réussir les réformes en cours, donc d’éviter de grandes manifestations de professeurs à la rentrée ! Ces heures supplémentaires […]ne seront pas supprimées » a-t-il affirmé.

Sur la suppression de l’exonération de charges sociales et bientôt de l’exonération fiscale sur les heures supplémentaires prévue par le gouvernement, Vincent Peillon a déclaré : « ces mesures ne sont pas encore prises, mais je les soutiens, au nom de l’emploi ». Pour le ministre, les heures supplémentaires représenteraient en effet l’équivalent de « quelque 15 000 emplois ». De plus, ces heures ont davantage profité « aux professeurs des grands lycées de centre ville qu’aux jeunes capétiens des collèges difficiles », a-t-il estimé.  

Le ministère de l’Education nationale a en outre précisé à l’AEF vendredi que la prime de 500 euros pour 3 heures supplémentaires effectuées serait maintenue, mais serait également concernée par les mesures annoncées.