« La baisse régulière, encore visible cette année, du volume d’étudiants se destinant aux métiers de l’éducation […] , notamment dans des disciplines déficitaires comme les mathématiques, est une véritable catastrophe pour l’avenir de l’école » ont écrit le Snes-FSU, le Snep-FSU et le Snuep-FSU, le 12 juillet dans un texte commun, cité par AEF.

La CGT-Educ’action de son côté, exige, suite à ces résultats, dans un communiqué le 13 juillet « un recrutement niveau licence et une formation comme fonctionnaire stagiaire, débouchant sur un master ».

Les trois syndicats FSU réclament eux aussi « des pré-recrutements sous forme de concours » qui  « pourraient être organisés en troisième année de licence ».

Pour Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine (groupe CRC), vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, auteure d’un rapport sur le métier enseignant, ces résultats « viennent confirmer la grave crise de recrutement qui se pose aujourd’hui à l’Education nationale ».

« Les conditions de premier exercice décourageraient un régiment »

Elle souhaite elle aussi « la mise en place d’un système de pré-recrutement », « amorcé dès la rentrée prochaine, si l’on veut avoir une chance de renverser la tendance pour les concours 2013, dont l’inscription se clôt le 19 juillet prochain ».

« La désaffection du métier d’enseignant s’installe durablement. […] Il est perçu comme anxiogène et difficile. Il est de surcroît mal payé » affirme le dernier communiqué du Se-Unsa., cité par Educpros.

Jean-Pierre Obin, inspecteur général honoraire, cité sur 20minutes.fr, a une explication pour cette mauvaise perception du métier enseignant : « l’incapacité des différents gouvernements à maîtriser cette question de la vie scolaire et des comportements des élèves est une cause essentielle de la baisse des vocations à partir de 2000″.

Enfin, la sociologue Marie Duru-Bellat  juge que « d’un simple point de vue de bon sens, les conditions de premier exercice décourageraient un régiment ». Et de préciser : « Il faut voir les jeunes enseignants en région parisienne, affectés à deux établissements où ils trouvent des élèves debout sur les tables ».