La Picardie est la région de France où l’on compte le moins d’étudiants. Et parmi eux, rares sont ceux qui choisissent l’enseignement. Pour remédier à cette situation, le conseil régional a créé un dispositif de « soutien aux futurs enseignants« .

Les 145 étudiants inscrits cette année en master enseignant dans la région Picardie bénéficient ainsi d’une bourse de 2500 euros, en échange de leur engagement à passer le concours et à enseigner deux ans dans l’académie.

Un exemple à suivre pour la mise en place du pré-recrutement des enseignants promis par François Hollande et que Vincent Peillon tente de mettre en place ?  Ou encore préconisé récemment dans un rapport sur le métier enseignant du Sénat ?

Pour la séna­trice Brigitte Gonthier-Maurin, rap­por­teure de la mis­sion d’information du Sénat sur le métier enseignant, « le pré-recrutement confè­re­rait un sta­tut par­ti­cu­lier d’élèves-enseignants ouvrant droit à une rému­né­ra­tion suf­fi­sante pour ne pas avoir à cumu­ler études et emploi ». En échange propose-t-elle, « les élèves-enseignants s’enga[gent] à ser­vir comme fonc­tion­naires de l’Etat pour un nombre mini­mum d’années en cas de réussite ».

Au niveau national rappelle « La Lettre de l’éducation », il ne faut pas oublier que 20% des postes offerts au CAPES 2011 n’ont pas été pourvus. Il est donc absolument indispensable de promouvoir des initiatives donnant envie aux jeunes d’embrasser cette carrière.

Faute de quoi, il deviendra de plus en plus difficile de pourvoir les postes. Difficulté à laquelle est confronté le ministre de l’Education, Vincent Peillon, qui pour recruter les 280 postes d’enseignants du secondaire prévus pour la rentrée prochaine, doit faire appel aux can­di­dats admis­sibles à l’agrégation.