Vincent Peillon a annoncé hier lors d’une conférence à Asnières (Hauts-de-Seine) la création de 355 postes dans le secondaire à la rentrée, et d’autres restant à arbitrer, le ministre de l’Education nationale ne trouvant pas « déraisonnable » de viser les 6.000 créations de postes.

Mais sur ces 6.000 postes supplémentaires pour les collèges et lycées, seuls 280 postes d’enseignants sont prévus : 70 en anglais, 60 en lettres, 90 en mathématiques et 60 en EPS. Ils seront pourvus par des candidats admissibles à l’agrégation, ce que permet la législation. Viendront les compléter 75 postes de conseillers principaux d’éducation (CPE), reçus sur liste complémentaire.

Si ces postes sont une petite bouffée d’oxygène pour l’enseignement secondaire, qui enregistre 6.550 suppressions de postes à la rentrée, la promesse de Vincent Peillon d’accorder une décharge de service de trois heures hebdomadaires aux enseignants débutants coûtera l’équivalent de 1.500 postes.

Nouvelles annonces le 4 juillet

« On pourrait juger que 280 » postes de professeurs « ce n’est pas à la hauteur des besoins », a déclaré Vincent Peillon, mais c’est pour lui « ce qui est possible et raisonnable de faire pour le moment ».

De nouvelles annonces devraient être faites le 4 juillet, notamment sur le détail de la répartition des postes. Outre les postes d’enseignants, le ministre souhaiterait engager des personnels d’encadrement contractuels : les chiffres de 2.000 assistants d’éducation et de 1.500 auxiliaires de vie scolaire (AVS) chargés de l’accompagnement des élèves handicapés circulent auprès des syndicats, mais sans avoir été confirmés par le ministère. Sans oublier 500 médiateurs chargés de la prévention et de la sécurité dans les établissements les plus difficles.

Ces mesures visent « soit à maintenir les moyens, soit à apporter des petits plus », commente-t-on au ministère, dans l’attente de la loi d’orientation pour l’école, qui doit apporter une véritable refondation du système éducatif.