Selon Le Monde, la création de 60 000 postes dans l’éducation sera une « difficile mission » pour le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon.

En effet, pour tenir cette promesse-phare de François Hollande, Peillon risque de « se faire beaucoup d’ennemis parmi les ministres qui, eux, vont devoir dégraisser » estime l’édition électronique du quotidien. Pour respecter la sanctuarisation de l’éducation, le ministre devra en effet, en plus de la création des nouveaux postes, remplacer la totalité des enseignants partant à la retraite.

Une tâche qui risque également de prendre plus de temps que prévu, compte tenu de la désertion des concours enseignants. Vincent Peillon avait espéré mettre en place dès la rentrée 2012 des contrats d’avenir dans l’éducation, permettant de prérecruter des étudiants au niveau licence ou master 1, pour contourner la difficulté. Mais le dispositif ne pourra pas s’appliquer avant 2013.

Selon le Monde, le ministre de l’Education nationale pourrait opter pour le prérecrutement de « ses futurs professeurs sous statut d’assistants d’éducation », pour éviter d’être « condamné à attendre que la courbe du nombre d’inscrits aux concours remonte ».