Communiqué de l’APHG, l’Association des Professeurs d’Histoire Géographie, en date du 18 juin.

En attendant la refonte des programmes de l’Ecole élémentaire, il est urgent d’annuler les progressions imposées en janvier 2012 pour le cycle 3 en histoire, progressions qui ont d’ailleurs été largement désapprouvées par le Conseil Supérieur de l’Education et qui ont rencontré l’hostilité unanime des syndicats.

Ces progressions conduisent à des absurdités historiques. Qu’on en juge plutôt :

En CE2, le professeur doit parcourir « à bride abattue » l’ensemble de l’histoire de France, de préférence à partir d’une approche économique et sociale, de la préhistoire à la société de consommation.

Au CM1, c’est la religion et le pouvoir qui sont mis en valeur, de la christianisation du monde gallo-romain à la colonisation du XIXe siècle.

Le CM2 est centré sur la période contemporaine, les questions choisies étant plutôt «d’ordre politique et institutionnel ».

Cette répartition aboutit à la dislocation des grands phénomènes historiques. Ainsi, l’imprimerie, les grandes découvertes, et Galilée sont étudiés en CE2, le premier empire colonial, Léonard de Vinci et les divisions religieuses en CM1. La Révolution est tout autant fragmentée, 1789-1792 relevant du CM1, la Première République et l’Empire du CM2. !

On pourrait multiplier les exemples d’incohérences de ce texte, nous en choisirons un seul :

• Dans le programme du CE2, il est précisé : « Savoir qu’après la seconde guerre mondiale, la France connaît une période de prospérité pendant laquelle les conditions de vie s’améliorent » Or la Seconde Guerre mondiale n’apparaît que deux ans plus tard en CM2 !

Comment donner aux élèves de l’Ecole élémentaire, une première approche du temps historique et de la chronologie avec une telle présentation ?