Pour parer aux problèmes de triche et de fraude durant les épreuves du bac 2012, le ministère a décidé d’installer des détecteurs de téléphones portables dans certaines salles d’examen et de renforcer la sécurité autour des imprimeurs en charge des sujets.

Les nouveaux modèles de smartphones offrant de multiples possibilités de triche (connexion à Internet, mails, photo…), l’utilisation de téléphones sera strictement proscrite cette année. Ils devront être éteints et rangés dans le sac de l’élève. Plusieurs salles d’examen seront dotées de détecteurs, selon le ministère, qui n’a toutefois pas précisé quels centres en seront équipés, ni quel sera leur fonctionnement. Les candidats seront également informés des risques encourus en cas de fraude avérée : cinq ans d’interdiction de passage d’examen (dont le permis) et cinq ans d’interdiction d’inscription à toute formation publique.

Pour éviter que se reproduise cette année le problème de fuite de sujet qui avait entaché la session 2011 du baccalauréat, la sécurité et la confidentialité seront renforcées autour des sujets. Les imprimeurs devront signer un contrat de confidentialité, tandis que des appareils d’identification biométriques seront installés à proximité des coffres où seront enfermés les énoncés. Les éventuelles caméras de surveillance seront éteintes, pour éviter que les sujets soient filmés.

En revanche, aucune veille ne sera effectuée sur Internet pour vérifier que les sujets du bac n’y sont pas diffusés.