Questionnaire

Benjamin Chun/CC/Flickr

En complément d’un entretien d’admission, les candidats britanniques à une formation d’enseignant pourront, dès septembre prochain, être soumis à un test de personnalité sur ordinateur. Ce test d’une quinzaine de minutes devrait évaluer la capacité du candidat à s’adapter à des situations de crise, à gérer les conflits avec des enfants qui se comportent mal, à accepter la critique, etc.

Une question-type demande par exemple au candidat de choisir ce qui le définit le mieux parmi six propositions, de « méthodique » à « flexible ».

Ce test de personnalité mis à disposition des recruteurs ne sera pas obligatoire, mais l’Ofsted (équivalent de l’inspection générale) devrait fortement inciter à l’utiliser. Ce nouveau dispositif doit permettre d’éliminer les candidats au concours dépourvus de bonnes compétences « non cognitives » (relatives au comportement, aux relations sociales…), nécessaires à l’exercice du métier d’enseignant.

Chaque année, 35.000 aspirants professeurs sont acceptés en formation, mais près d’un tiers d’entre eux abandonnent l’enseignement peu après leur prise de fonction, s’avérant inadaptés pour ce travail. Le gouvernement britannique dépense annuellement quelque 68 millions de livres Sterling (84 millions d’euros) pour la formation de ces enseignants démissionnaires.

Reste à savoir si un questionnaire d’un quart d’heure permettra d’évaluer la pédagogie et l’endurance des futurs enseignants. Les universitaires britanniques en doutent, et estiment que la seule façon d’évaluer la capacité à enseigner d’un candidat est de le mettre devant une classe.