21 juin Rio+20...+40

21 juin Rio+20...+40

Pouvez-vous nous présenter votre projet, et à quel type de public scolaire il s’adresse ?

« Rio +20…+40 » concerne l’ensemble des élèves de l’académie de Paris, et tous les niveaux de classe. Les maternelles par exemple ont préparé un défilé de mode, les élèves du CM1 à la 4e ont préparé des questions pour les débats, des élèves de lycée professionnel s’occuperont de l’accueil lors de la journée. 700 élèves seront présents.

Comment s’est construit votre projet ?

Nous sommes partis de la première conférence de Rio, et nous avons souhaité célébrer les 20 ans du Sommet de la Terre. Nous bénéficions pour cette journée de l’accueil du Museum d’Histoire naturelle, notre partenaire, lieu idéal pour parler de biodiversité et de problématiques de développement durable. Depuis plusieurs années, nous nous inscrivons dans une démarche EDD (éducation au développement durable), et « Rio+20…+40 » est l’occasion de donner un cap à l’ensemble du travail scolaire d’une année. Nous sommes par ailleurs une académie entièrement urbaine, le sujet un peu naturel était donc de faire réfléchir les élèves sur la ville de demain. Ils ont donc imaginé ce que pourrait être la ville de 2032, à partir d’éléments scientifiques. Il ne s’agissait pas de faire de la simple science-fiction. Nous avons également un site dédié à l’EDD qui permet aux établissements parisiens de communiquer entre eux et d’échanger. Nous y mettons des documents de travail et proposons un accompagnement des classes.

Concrètement, nous avons lancé l’appel à projet « Rio +20…+40 » au cours du premier trimestre de l’année scolaire afin que les enseignants puissent s’organiser comme ils le souhaitaient. Nous avons fait une réunion de lancement, puis proposé une mise en relation avec des partenaires.

Quelles retombées souhaiteriez-vous pour cette journée du 21 juin ?

Nous souhaitons emmener des classes dans une dynamique sur une ou plusieurs années : l’objectif est de s’inscrire sur le long terme. Nous voulons montrer aussi que l’éducation au développement durable, ce n’est pas que l’ailleurs. L’aspect solidarité est bien entendu capital, et nous suivons des classes qui travaillent par exemple en lien avec des classes d’Afrique. Mais le développement durable, c’est dans le quotidien, et on est dans des problématiques profondément citoyennes, de choix d’urbanisme, d’aménagement, de transports…Il est important de voir qui sont les acteurs, en quoi moi citoyen, je peux agir, et comprendre comment cela se passe au niveau supérieur. Lorsque nous avons travaillé sur le problème de l’eau à Paris il y a deux ans, nous avons pris contact avec l’Agence de l’eau Seine Normandie. L’eau, ce n’est pas seulement l’eau de mon robinet, c’est celle de tout le bassin parisien.

Sur toutes les thématiques ayant trait au développement durable, le fait de débattre, de communiquer, est également très important. Lors de la journée du 21 juin, les élèves se frottent au tout public et ils sortent du cadre scolaire.

Et pour l’année scolaire à venir ?

Une exposition de posters a été réalisée dans le cadre de la journée du 21 juin, et nous allons la conserver pour la proposer peut-être lors d’autres événements éducatifs. Sur notre site, nous allons mettre aussi en ligne des éléments de méthodologie pour construire son projet d’éducation au développement durable : par exemple, comment créer une affiche, comment préparer une rencontre avec les élus -puisque c’est quelque chose que nous proposons également aux enseignants. Et  nous proposerons pour l’année scolaire 2012-2013, une thématique architecture : le lien se fait donc naturellement avec le sujet de la journée du 21 juin, qui est la ville de demain.