Roland Garros

Semio/Flickr

Au grand dam des enseignants, le début des épreuves du baccalauréat coïncide chaque année avec la finale du tournoi de tennis de Roland Garros.

Le site Scientists of America, qui s’emploie à établir des corrélations absurdes de manière scientifique, a essayé de prouver que le taux de réussite au baccalauréat augmentait proportionnellement avec l’intérêt qualitatif de Roland Garros. Il a donc quantifié l’intérêt du tournoi grâce à un algorithme complexe basé sur le nombre de concurrents nationaux encore en lice. Et il a constaté qu’en France, plus l’intérêt du tournoi était important, plus le taux de réussite au baccalauréat était élevé.

Par exemple, en 1973 ou 1981, des années où l’indice d’intérêt était au plus bas, le pourcentage de réussite au baccalauréat a chuté sous la barre des 65 %. En revanche, en 1998 ou 2003, années où les Français ont davantage brillé à Roland Garros, ce pourcentage a dépassé les 80 %.

Le site tente d’expliquer cette corrélation par « l’état de relaxation dans lequel sont plongées les personnes qui ont suivi un tournoi agréable ». Citant le neurobiologiste Henri Laborit, il explique que l’état d’euphorie généré par le visionnage d’un bon tournoi contribuerait à chasser le stress et placerait l’étudiant dans de bonnes conditions de travail. Parallèlement, les enseignants seraient aussi plus tolérants dans la correction des épreuves.

Une excuse toute trouvée pour regarder la finale au lieu de réviser la philosophie ? Malheureusement, non ! Bien qu’ils semblent à première vue argumentés et étayés, les articles de Scientists of America sont davantage, de l’aveu même de son créateur, des exercices de style que des vérités scientifiques.