Peillon : les parents d’élèves seront « pleinement associés » à la loi d’orientation

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a évoqué les créations de postes et l'évaluation des élèves lors de ses rencontres avec les parents d'élèves de la Peep et de l'Apel, vendredi et samedi derniers.

Vincent Peillon a rencontré ces 1er et 2 juin les parents d’élèves de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel) et de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep), après avoir assisté samedi 26 mai au congrès annuel de la FCPE, première fédération de parents.

12 propositions « pour repenser l’école »

A l’occasion du XVIIème congrès de l’Apel, principale association de parents d’élèves du privé, Vincent Peillon a expliqué que les postes « détruits ces dernières années » dans l’éducation avaient « vocation à être réparés par l’action de l’État (…) selon des critères transparents et de justice ». « Il y aura des affectations de postes pour l’enseignement privé » sur les 60.000 postes prochainement créés, a promis Vincent Peillon. Mais pour l’instant, les 1.000 postes supplémentaires pour le primaire à la rentrée seront réservés au public.

Le ministre a affirmé que les parents d’élèves seront « pleinement associés » à la concertation qui doit mener, après les élections législatives, à l’élaboration d’une loi d’orientation pour l’éducation. L’Apel représente plus de 800.000 familles et près de 2 millions d’élèves scolarisés dans le privé, soit 17,2% du total.

Le congrès de l’Apel s’est achevé avec la présentation de 12 propositions « pour repenser l’école », parmi lesquelles l’amélioration de la formation initiale des enseignants, la revalorisation de leur salaire, et l’allègement des programmes (suppression de deux heures de cours par semaine au collège et lycée).

« Faire évoluer la notation »

Samedi, à l’assemblée générale de la Peep, deuxième fédération de parents d’élèves, le ministre a insisté sur la nécessité de « faire évoluer la notation » des élèves. Selon lui, l’évaluation est encore source de trop de « souffrance » à l’école.

« Il faut faire évoluer la notation pour qu’elle ne soit pas perçue comme une sanction », a proposé Vincent Peillon, invitant à un « changement de pédagogie ». « Nous sommes le pays où la note [ne sert] jamais d’encouragement (…). Nos élèves ne sont pas heureux comme ils devraient l’être », a souligné le ministre.

Pour définir la forme que pourrait prendre cette « évolution » du système de notation, le ministre souhaite une « concertation » préalable avec les enseignants et les parents d’élèves.

Après les parents d’élèves, Vincent Peillon rencontrera cette semaine les syndicats enseignants, qui, malgré leur soutien au départ de Nicolas Sarkozy, entendent se montrer des « interlocuteurs exigeants » avec le nouveau gouvernement. Vincent Peillon reçoit ce lundi la FSU, l’Unsa éducation et le Sgen-CFDT.

Source(s) :
  • AFP, apel.fr, peep.asso.fr

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