Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a commencé hier à détailler son « plan d’urgence » pour la rentrée. Ce plan d’urgence ou de « réparation » a pour but de « redresser la situation », après que « 77.000 postes ont été supprimés » par la droite en cinq ans, dont « 14.000 pour cette rentrée ».

La première mesure est la création de 1.000 postes à la rentrée dans le primaire, « là où tout se joue ». L’affectation de ces postes se fera en priorité dans une « dizaine de départements » et des territoires ruraux. Le ministère de l’Education nationale a toutefois précisé que « toutes les académies bénéficieront de créations de postes », en particulier celles « où l’héritage laissé par la droite est le plus critique ».

« Nous allons définir – et nous ouvrirons la concertation dès lundi (avec les syndicats) – des critères objectifs justes pour affecter ces postes, là où ils sont le plus nécessaire », a annoncé le ministre. Le privé est exclu de ces créations de postes, car « il n’y a pas eu de demande explicite de la part de ses représentants » selon Vincent Peillon, mais « il sera concerné par les 60.000 postes que nous comptons déployer sur les cinq années à venir ».

Le ministre de l’Education nationale a en outre rappelé qu’il souhaitait un retour à « neuf demi-journées » d’école par semaine, soit 4,5 jours. Une loi d’orientation comportant plusieurs volets (rythmes scolaires, formation des enseignants, création des 60.000 postes…) sera réalisée en concertation avec la communauté éducative en juillet, et présentée en automne.

Vincent Peillon a par ailleurs confirmé l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire (ARS), « ce qui représente environ 70 euros en plus par famille ». Elle sera versée aux alentours du 20 août.