Des assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, promises par François Hollande durant la campagne présidentielle, se tiendront fin octobre-début novembre, puis seront suivies d’une « nouvelle loi recherche et universités« , a annoncé hier la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, lors d’une conférence de presse au CNRS.

On pouvait en effet lire dans le discours de François Hollande du 5 mars au Biopole de Nancy, les propos suivants : « La loi LRU devra être réformée. Nous la remplacerons par une loi-cadre, et nous ferons précéder cette loi d’Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche pour que le dialogue, l’écoute, le respect, la considération retrouvent leur droit.  »

Sylvestre Huet, de Libération, propose un compte-rendu de la conférence de presse au CNRS, à laquelle il a assisté.

Il retient que « les deux mots principaux de son discours de la méthode furent ‘confiance’ et ‘dialogue’. »

Il a observé que la ministre avait commencé par « verser du miel sur les cicatrices laissées par Nicolas Sarkozy », et tenu à redonner toute sa place au CNRS. Elle a ensuite annoncé que des assises de l’enseignement supérieur et de la recherche se tiendraient à l’automne, et qu’une nouvelle loi-cadre remplacerait l’actuelle loi LRU.

Le CNRS a été satisfait de ces propos, néanmoins de nombreuses interrogations demeurent en suspens : la ministre n’a répondu que vaguement par exemple à la question de savoir comment augmenter le nombre de docteurs es-sciences formés chaque année, qui stagne désespérément depuis plus de vingt ans.

Elle est également restée très floue sur l’avenir de l’IDEX de Saclay.

Elle a cependant clairement insisté sur la nécessité de simplification des structures actuelles de recherche, complexifiées entre autres par le système des investissements d’avenir, peut-on lire sur Educpros. La ministre a également souhaité « un rééquilibrage des investissements sur le territoire en réponse à une ‘trop grande focalisation des Idex sur quelques sites’. »