Vincent Peillon, pressenti pour succéder à Luc Chatel en tant que ministre de l’Education nationale, a affirmé hier jeudi sur RTL qu’une « évaluation du système éducatif global » serait menée cet été.

Pour déterminer les orientations du système éducatif, le précédent gouvernement se basait sur les résultats des évaluations nationales de CE1 et CM2, pourtant très décriées.

Dans son rapport de septembre 2011, le Haut Conseil de l’Education (HCE) soulignait que ces évaluations ne pouvaient pas être « fiables », puisqu’elles confondaient « d’une part les évaluations dans la classe dont l’enseignant a régulièrement besoin pour adapter son enseignement en fonction des acquis de ses élèves, d’autre part une évaluation nationale destinée au pilotage du système éducatif ».

Vincent Peillon souhaite mettre fin à cette confusion des genres. « Il faut que ces évaluations servent aux professeurs, et pas à de la communication gouvernementale, et dans l’été nous essaierons de mettre en place (…) une évaluation du système éducatif global, de la performance des élèves, qui soit incontestable du point de vue scientifique et objectif », a-t-il expliqué.

Les évaluations de CM2 organisées en cette fin d’année, du 21 au 25 mai, auront bien lieu, mais les remontées nationales des résultats seront « suspendues », a-t-il précisé. Par ailleurs, il estime nécessaire de « remettre à plat tous les dis­po­si­tifs d’évaluation à la mater­nelle comme en élémen­taire ».

Le bien-fondé de ces évaluations avait encore été récemment mis en cause par le collectif des Déchiffreurs de l’éducation, qui les estimait « non fiables et instrumentalisées ».