François Hollande est depuis hier le septième président de la Vème République, élu avec 51,67 % des voix face à Nicolas Sarkozy (48,33 %) selon des résultats quasi-définitifs du ministère de l’Intérieur.

Dans son discours de la victoire, hier dimanche à Tulle, François Hollande a affirmé que son « premier devoir » en tant que président de la République serait de « rassembler et d’associer chaque citoyen à l’action commune pour relever les défis qui nous attendent », citant parmi ces défis « la priorité éducative – l’école de la République, qui sera mon engagement ». Il a souligné que toutes ses décisions seraient centrées sur « la justice et la jeunesse ».

Lors du débat d’entre-deux tours, François Hollande avait renouvelé sa promesse phare pour l’éducation : « créer 12.000 postes par an » dans « tous les métiers de l’enseignement », soit des « professeurs », des « assistantes sociales », des « infirmières scolaires », du personnel d’encadrement pour « les élèves les plus en difficulté » ainsi que « les plus violents »… Une mesure dont il estime le coût à 2,5 milliards d’euros en fin de quinquennat.

Le nouveau président a promis pour la rentrée 1.000 enseignants de plus dans le primaire, s’ajoutant aux 5.000 qui seront recrutés lors de la session 2012 des concours de recrutement des professeurs des écoles. Il compte par ailleurs augmenter dès septembre l’allocation de rentrée scolaire (ARS) de 25 %. En primaire, il souhaite supprimer la semaine de quatre jours et raccourcir les journées.

François Hollande devrait enfin rétablir l’année de formation en alternance des professeurs débutants, et créer pour leur formation initiale des « Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation » au sein des universités. Des « pré-recrutements » des futurs enseignants dès la licence pourraient également être mis en place.

Si la composition du gouvernement Hollande n’est pas encore fixée, il est probable que Vincent Peillon, chargé des questions d’éducation au cours de la campagne, se voit proposer le poste de ministre de l’Education nationale.

Quentin Duverger