Université : les projets de Sarkozy et Hollande

Nicolas Sarkozy et François Hollande proposent des programmes radicalement opposés pour l'université, l'enseignement supérieur et la recherche.

Si l’université n’est pas un thème central de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont défini des programmes assez clairs pour l’enseignement supérieur. Les deux candidats ont adopté des positionnements opposés quant à la politique à mettre en oeuvre.

Nicolas Sarkozy a choisi de développer la compétitivité des universités françaises à l’étranger. Pour cela, il compte développer une dizaine de pôles universitaires d’excellence, associant grandes écoles, organismes de recherche et universités, qui se distingueront dans les classements internationaux. Mais pour Jean-Baptiste de Froment, conseiller éducation de Nicolas Sarkozy, le but n’est pas de créer un clivage université d’élite/université de proximité. « Il ne s’agit pas de mettre en place un système à deux vitesses, parce que cela voudrait dire qu’il y a d’un côté les bons et de l’autre les mauvais. Ce n’est pas cela. Il y a juste des pôles, comme le campus de Saclay, qui ne peuvent se développer partout, et des universités qui peuvent être des pôles régionaux d’excellence et font un travail de premier cycle », a-t-il expliqué au Monde.

 François Hollande, quant à lui, souhaite enrayer l’échec des étudiants en licence. Pour cela, il envisage notamment de créer 5000 nouveaux postes d’enseignants d’université et de mettre en place une allocation d’étude. Pour le candidat socialiste, le classement international des universités françaises n’est pas la priorité. « Il ne faudrait pas qu’en important des modèles étrangers, on détruise ce qui marche chez nous » a souligné Vincent Peillon, chargé d’éducation dans l’équipe de François Hollande.

L’autonomie des universités sera maintenue par le candidat socialiste, mais il corrigera « les inégalités territoriales » et veillera « à ce que ne se constituent pas des déserts universitaires et scientifiques », a détaillé Vincent Peillon.

Le conseiller éducation a sévèrement jugé le programme du candidat UMP pour l’université. « [Il est] pour la réussite de quelques établissements excellents obéissant à des normes venues de l’étranger. Les autres sont des médiocres. […] Etre le meilleur, ce n’est pas se plier au modèle des autres… C’est le cancre qui fait ça », a-t-il estimé.

Source(s) :
  • lemonde.fr

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