La FSU, première fédération syndicale du monde éducatif et deuxième dans la fonction publique, et le syndicat affilié Snesup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, appellent à voter contre Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l’élection présidentielle, le dimanche 6 mai 2012.

Pour la FSU, « la réélection de Nicolas Sarkozy ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour les salariés et tous les citoyens et renforcerait les attaques subies au long de son mandat ». La fédération considère « qu’une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité », et appelle à se mobiliser pour la « construction d’alternatives en France comme en Europe ».

Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) appelle « à mettre en échec les politiques de droite », et encourage pour le « 6 mai prochain et plus généralement lors des prochaines échéances électorales, à se mobiliser massivement pour (…) infliger une lourde défaite à Nicolas Sarkozy », qualifié de « fossoyeur de notre modèle social ».

La CGT, premier syndicat français, appelle également à « battre Nicolas Sarkozy » au second tour de la présidentielle afin de « créer un contexte plus favorable aux revendications et au progrès social », tout comme l’organisation étudiante Unef, qui reproche au président sortant ses « budgets de rigueur dans l’enseignement supérieur, absence de réponse à la précarité sociale, augmentation de la TVA, recul de l’âge de la retraite en pleine crise de l’emploi ». Les deux organisations appellent à manifester massivement le mardi 1er mai.

« Un syndicat (…) qui participe au débat politique en donnant des consignes de vote, c’est le contraire du syndicalisme », a déclaré mardi le chef de l’Etat.