« Plus de 200.000 demandes d’inscription [dans l’enseignement public] non satisfaites en 2011-2012 ! » Telle est la constatation de la FCPE, qui réclame que « la priorité à l’Ecole publique » redevienne « la règle ».

Pour la première fédération de parents d’élèves, « il est inadmissible de constater que 22 % des enfants de moins de trois ans (soit 170.000) ne sont aujourd’hui plus scolarisés faute de places en maternelle, puisque le taux de scolarisation est passé de 35 à 13 %, que les candidats qui ont échoué au baccalauréat sont de plus en plus nombreux à ne pouvoir redoubler dans leur établissement d’origine, que les jeunes de plus de 16 ans sont de plus en plus nombreux à ne pouvoir s’inscrire en bac pro faute de places. »

Ces jeunes reçoivent souvent « une affectation d’office non choisie », et décrochent du système scolaire sans aller au bout de leur formation.

Dans certains territoires où les demandes d’inscription en école ou collège public sont rejetées, « la seule Ecole est privée ». Pour la FCPE, c’est la preuve que « l’Etat républicain a abandonné son rôle ! ». La fédération de parents d’élèves exige en conséquence que « les postes d’enseignants nécessaires à la scolarisation de tous soient recréés », afin que les demandes d’inscription pour la rentrée 2012 des élèves et de leurs familles puissent être respectées.

Le budget 2012 prévoit la suppression de 14.000 postes dans l’Education nationale, dont 5.700 postes dans le primaire. Selon des enquêtes des syndicats SE-Unsa et SNUipp-FSU, entre 1.407 et 1.583 classes fermeront dans le primaire à la rentrée 2012. En juin 2011, le président Nicolas Sarkozy s’était engagé à « ne procéder, hors démographie, à aucune fermeture de classe de l’école primaire » à la rentrée 2012.