Le ministère de l’Education nationale a publié aujourd’hui une circulaire « précisant les mesures nécessaires à mettre en œuvre afin de renforcer la sécurité du baccalauréat session 2012 », en réponse aux soupçons de fraude à une épreuve de mathématiques du bac S 2011.

Dans un but de prévention, la circulaire prévoit qu’« une fiche d’informations sur les conditions de déroulement des épreuves et les sanctions encourues en cas de fraude » soit affichée et lue aux candidats avant le début des épreuves. Elle rappelle que « les téléphones portables, « smartphone », tablettes tactiles (…) doivent être impérativement éteints et rangés dans le sac du candidat ou remis aux surveillants de salle ».

Le ministère rappelle dans un communiqué que « l’ensemble des académies ont élaboré des diagnostics de sécurité des locaux affectés à la préparation des examens et concours », qui ont « permis d’identifier différentes failles de sécurité et de préconiser des mesures concrètes pour y remédier ». Une charte de déontologie sera par ailleurs transmise à tous les personnels ayant accès aux sujets, au cours de leur élaboration ou de leur transmission.

Comme il l’avait annoncé le 12 mars dernier, Luc Chatel souhaite par ailleurs accélérer le traitement des sanctions par le biais d’une commission placée sous la responsabilité du recteur d’académie, qui siègerait dans les 15 premiers jours de juillet, et se prononcerait avant le 1er septembre. Cette proposition avait été dénoncée par les syndicats d’enseignants, la fédération de parents d’élèves FCPE, les étudiants de l’Unef et les lycéens de l’UNL, qui y voyaient l’instauration d’« un tribunal d’exception », dans lequel ni les étudiants, ni les élus des personnels ne seraient représentés.

Selon une enquête menée en 2009, plus de 70% des étudiants avouent avoir triché durant leur scola­rité.