Le Snes-FSU appelle les candidats à la présidentielle à « résorber la précarité » du service public d’éducation. Dans une lettre ouverte, le syndicat dénonce « une amplification du phénomène » de plus de 25 % depuis 2007, une « conséquence de la baisse des recrutements des titulaires. »

La lettre met notamment en cause l’orientation gouvernementale consistant à accroître le recours à des emplois précaires (enseignants, CPE et Copsy) pour combler les besoins de remplacement, au détriment de personnels titulaires. Un « mode de recrutement parallèle » qui contraint des « étudiants qualifiés » à « faire ce choix piégé » de la précarité, « pour des raisons sociales et économiques ».

Elle dénonce également la dégradation des conditions de travail des personnels précaires : « recours accru et illégal à la vacation », « multiplication des temps incomplets sur de faibles quotités », « rémunération au minimum vital »… Des conditions d’exercice qui portent préjudice « à la stabilité des équipes éducatives » et « au fonctionnement des établissements ».

Le Snes-FSU appelle donc « le prochain gouvernement et le ministre de l’Education nationale » à « prendre, dès leur installation, des mesures en faveur de ces personnels » : « améliorer leurs conditions d’emploi, de rémunération et ouvrir des négociations pour un véritable plan de titularisation accessible à tous ».