Le ministère de l’Education nationale présentera le projet de décret réformant l’évaluation des enseignants au Conseil supérieur de la fonction publique (CSPE) le 26 mars, malgré un rejet unanime du texte par les syndicats jeudi. Ces derniers avaient déjà manifesté leur hostilité envers le projet en boycottant le CTM du 8 mars, et ont de nouveau réclamé le retrait du texte lors de la séance programmée ce jeudi.

 Toutefois, ce voeu « n’a pas été entendu par l’administration » déplore Thierry Cadart, du Sgen-CFDT. En effet, le vote des syndicats étant consultatif, « ce qui compte désormais c’est la consultation du conseil supérieur de la fonction publique », explique Josette Théophile, DRH de l’Education nationale.

A travers ce rejet, les syndicats dénoncent « le passage en force du ministère sur ce dossier et la précipitation dans laquelle ont été rédigés ces textes qui ne sont pas stabilisés malgré un examen en séance » explique Anne Feray, secrétaire nationale de la FSU.

En effet, « le 15 mars, c’est un texte complètement remanié qui nous a été présenté avec 79 amendements du ministère, sans que la problématique de fond ne soit modifiée. [Cela] montre que du temps était encore nécessaire avant de présenter un texte mal préparé et confus au CTM » estime le Se-Unsa dans un communiqué. « La procédure d’urgence ne visait qu’à passer en force le fond idéologique de la réforme, avant le changement de gouvernement » dénonce le syndicat.