En visite hier mardi dans un collège de ZEP dans les Hauts-de-Seine, François Hollande a réaffirmé son intention de recréer 60.000 postes sur cinq ans dans l’Education nationale, et promis d’ouvrir des « négociations » sur le salaire des enseignants, en cas de victoire à l’élection présidentielle en mai.

Le candidat socialiste a toutefois souligné que « les marges budgétaires sont forcément contraintes, puisqu’il y aura parallèlement les créations de postes ».

Contrairement à Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste a rappelé qu’il « ne souhaitait pas changer le statut de 1950 » qui définit le métier d’enseignant par un nombre d’heures de cours. Nicolas Sarkozy propose de revoir ce statut en augmentant de 500 euros le salaire des professeurs qui accepteront d’être présents 26 heures par semaine en établissement, contre 18 heures actuellement. Une proposition « refusée » par la communauté enseignante, a rappelé François Hollande, qui entraînerait « un affaiblissement du niveau d’intervention des professeurs » car « ce ne sont pas des heures de cours ».

François Hollande a par ailleurs annoncé qu’il affecterait des moyens en priorité pour « le primaire, les classes charnières » comme la sixième, « et les zones prioritaires », auxquelles il veut consacrer « plus de moyens, plus de ressources, plus d’enseignants ». « Mon objectif n’est pas seulement de lutter contre l’échec. C’est aussi de permettre aux enfants d’atteindre l’excellence », a-t-il rappelé.

Le collège Edouard Manet, où s’est déplacé le candidat socialiste, est classé en zone d’éducation prioritaire et zone de prévention violence. Cet établissement où près d’un enfant sur deux est issu d’un milieu défavorisé va perdre 33 heures d’enseignement à la rentrée prochaine, suite à la diminution des moyens.