François Hollande a promis de réformer en profondeur la loi LRU sans toutefois « revenir sur le principe d’autonomie », « un bon principe […] porté par la gauche depuis longtemps ». Le candidat socialiste à la présidentielle présentait hier, à la faculté de médecine de Nancy, ses propositions pour l’université.

S’il est élu, François Hollande souhaite « revenir sur la façon dont [la LRU] a été mise en œuvre », en la remplaçant par une « une loi-cadre » précédée « par des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche ». Il a notamment préconisé « une gouvernance plus collégiale, plus démocratique, qui permette le respect des libertés académiques », « des financements qui ne conduisent pas à accroître les disparités » et « une vraie autonomie dans les financements, pour qu’aucune université ne soit mise sous tutelle ».

François Hollande a également exprimé le souhait d' »affec­ter prio­ri­tai­re­ment au pre­mier cycle » universitaire 5 000 postes d’enseignants sur les 60 000 qu’il compte créer.

Lancé le 23 février, un appel lancé par des associations d’enseignement supérieur contre la réforme de l’université, qui réclamait en particulier le remplacement de la loi LRU, a déjà récolté plus de 5 800 signatures.