cacahuètes

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L’université Toulouse III-Paul Sabatier , le CNRS et l’entreprise SOFICOR MENGUY’S, soutenus par la Région Midi-Pyrénées via l’appel à projet EPICURE, viennent de déposer un brevet d’invention d’une préparation reconstituant une cacahuète à allergénicité fortement réduite (jusqu’à + 95%) par rapport à une cacahuète normale.

Seconde cause d’allergie alimentaire chez les moins de 3 ans et première cause après cet âge-là, la cacahuète et son dérivé « traces d’arachides » s’avèrent en effet redoutables pour de nombreuses personnes, et en particulier pour les enfants.

Combien de fois ne lit-on pas en effet cette mention « traces d’arachides » lorsque l’on fait ses courses au supermarché ?

C’est bien pour cette raison que le Professeur Annick Barre, responsable scientifique du projet au sein du laboratoire PharmaDev, explique que « le procédé breveté constitue une avancée majeure dans la gestion quotidienne des interdits alimentaires imposés aux individus allergiques et aux problèmes qui leur sont liés, en particulier concernant l’étiquetage des produits alimentaires ».

Ces recherches ont été menées à l’initiative du Professeur Fabienne Rancé, allergologue de renom décédée récemment. Dans un entretien accordé en 2006 à L’Internaute, elle expliquait que les « allergies alimentaires [avaient] doublé en cinq ans ».