5.800 signatures contre la réforme de l’université et de la formation des enseignants

Un appel de l'enseignement supérieur et de la recherche dénonce l'échec de la réforme de l'autonomie des universités et de la masterisation de la formation des enseignants.

Le gouvernement actuel « présente la réforme de l’Université comme l’une des grandes réussites du quinquennat », mettant en avant l’« autonomie » des universités, des « efforts financiers sans précédent » en faveur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, une politique d’« excellence » qui « commencerait à porter ses fruits au niveau international », et une « meilleure formation des enseignants » suite à la masterisation.

« Tout cela est faux », selon l’Appel de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aux candidats à l’élection présidentielle et aux citoyens lancé à l’initiative notamment des associations Sauvons la recherche (SLR) et Sauvons l’université (SLU), qui a déjà recueilli plus de 5.800 signatures.

Ce texte dénonce un budget de l’enseignement supérieur « en baisse » et « une tutelle du Ministère toujours plus tatillonne » malgré le passage officiel des universités à l’autonomie, des « disparités » qui se creusent entre les universités forcées de se regrouper et d’entrer en concurrence pour survivre, et une « recherche malmenée » en France malgré le nouveau « culte » de l’excellence, un « mot magique jamais défini ».

La masterisation de la formation, un « échec flagrant »

Selon les signataires, la réforme de la formation des enseignants a par ailleurs « provoqué la chute du nombre de candidats aux concours, le démantèlement ou l’affaiblissement des IUFM et la désorganisation des UFR, l’augmentation du nombre d’enseignants précaires, et conduit de jeunes professeurs à exercer à temps plein sans formation professionnelle suffisante. » De récents rapports de la Cour des Comptes et de l’Assemblée nationale attestent de cet « échec flagrant ».

L’appel propose en conséquence aux candidats à la présidentielle de mettre un terme à ces réformes aux « effets dévastateurs », de « rem­pla­cer la loi LRU » d’autonomie, d’« abroger » les récentes circulaires Guéant et le décret de 2009 modi­fiant le sta­tut des enseignants-chercheurs, de « rouvrir en urgence le dossier de la formation des maîtres », d’élaborer « un plan plu­ri­an­nuel de créa­tion de postes » ou encore de « reve­nir à un trai­te­ment équi­table entre universités ».

Lors d’un déplacement à Nancy hier soir, le candidat socialiste François Hollande a annoncé que 5.000 des 60.000 postes prévus pour l’éducation nationale seraient affectés prioritairement au premier cycle universitaire, et promis une réforme en profondeur de la loi LRU, ainsi que l’ouverture d’écoles supérieures du professorat et de l’éducation pour les étudiants qui se destinent au métier d’enseignant.

Source(s) :
  • appel-enseignement-sup-et-recherche.fr, sauvonsluniversite.com, AFP, Educpros.fr

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