Nicolas Sarkozy a annoncé hier sur France-Inter que l’augmentation de salaire des enseignants du second degré acceptant plus d’heures de présence dans l’établissement sera financée par la suppression de 7000 postes en 2013.

Selon le président candidat, la poursuite de la règle du non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite dans le second degré permettra de faire « une économie de 210 millions d’euros » qui « sera intégralement recyclée pour financer, payer, rémunérer mieux ce qui auront choisi de passer de 18 heures à 26 heures ».

Nicolas Sarkozy s’est également justifié sur le montant de l’augmentation promise aux enseignants volontaires : 500 euros pour huit heures supplémentaires, un « marché de dupes », selon François Hollande. « On ne paye pas de la même façon l’heure de classe quand on a 30 enfants devant soi et le suivi individualisé d’un de ces enfants », a estimé le président sortant.

Le think tank Institut de l’entreprise a estimé le coût de la proposition de Nicolas Sarkozy entre 148 et 625 millions d’euros, selon le nombre d’enseignants volontaires.