L’association 100 000 entrepreneurs, soutenue par le ministère de l’Education nationale, intervient dans les collèges, lycées et dans le supérieur pour donner aux jeunes l’envie d’entreprendre.

Des chefs d’entreprise viennent ainsi raconter leur expérience positive en classe, en particulier dans les zones sensibles.

Philippe Hayat, après avoir enseigné 15 ans à l’Essec, a créé le dispositif Entrepreneuriat à Sciences Po en 2008. Dans « Entreprenez ! A l’indignation, préférez l’action » (L’Archipel, en librairie le 7 mars), il plaide pour que « chaque année, dans les classes de tous les collèges et lycées », les entrepreneurs puissent venir « témoigner qu’il est possible de choisir sa vie professionnelle en portant son projet ». Pour lui, il « appartient à la classe politique de donner l’élan et la confiance, de susciter l’enthousiasme et de populariser les créateurs ».

L’entreprenariat pour les jeunes doit devenir une grande cause nationale, au centre du prochain quinquennat. Philippe Hayat encourage les jeunes à faire entendre leur voix à ce propos, plutôt que de choisir les discours « de précaution et de rigueur d’une part, de compassion et de subvention d’autre part […] ».

Un élan enthousiaste certes, mais cependant suffisant pour répondre aux difficultés des élèves et étudiants d’aujourd’hui ?