L’ANAF (Association nationale des apprentis de France) a réservé un accueil en demi-teinte à la proposition de Nicolas Sarkozy de rendre l’alternance obligatoire en 3e année de bac pro. Le Sgen-CFDT l’a quant à lui rejetée.

L’ANAF s’est félicitée « de l’avancée des propositions du candidat Nicolas Sarkozy sur l’alternance », mais a appelé « à la prudence sur une généralisation qui pourrait pénaliser les étudiants ». L’association a remis en cause « la capacité d’accueil des entreprises de l’ensemble des jeunes en troisième année de Bac Pro en France » et a « demandé des garanties » au candidat Sarkozy en l’invitant à « expliquer comment il compte mettre en place le dispositif sans pénaliser les jeunes dans la finalisation de leur bac. »

Le Sgen-CFDT a dénoncé dans un communiqué une « vision caricaturale de la formation professionnelle initiale », estimant que l’apprentissage n’était ni « une réponse à l’échec en collège dès la 4e », ni « la panacée au problème de l’emploi des jeunes ». Selon le syndicat, non seulement cette proposition est « irréaliste économiquement », mais « c’est une provocation pour les personnels » des lycées publics, puisqu’elle « vise à transférer un tiers des élèves vers le privé et supprimer un tiers des emplois dans les lycées professionnels ».

Pour le Sgen-CFDT, « l’Éducation nationale doit proposer, par le biais des lycées professionnels et des CFA publics, des parcours de formation diversifiés […] permettant l’insertion comme la poursuite d’études. »