La nouvelle version du projet de réforme de l’évaluation des enseignants, proposée par le ministère aux syndicats, n’est « pas satisfaisante », estime Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa.

Ce nouveau texte prévoit notamment de distinguer les deux processus « appréciation de la valeur professionnelle » et « avancement de carrière », en établissant pour chacun « des étapes et un calendrier respectifs ». Cependant, il maintient les propositions de réductions d’ancienneté par le « supérieur hiérarchique » (le chef d’établissement dans le cas des collèges et lycées), un aspect de la réforme rejeté en masse par les syndicats.

« Qu’il faille retravailler la question des modalités d’évaluation des enseignants, c’est une évidence », juge Christian Chevalier. Mais « le gouvernement n’apporte pas les bonnes réponses […], il faut un regard croisé entre les corps d’inspection et le chef d’établissement ».

« Pour l’instant aucune organisation ne souhaite signer l’accord », révèle le secrétaire général. Amorcer des négociations à trois mois de l’élection présidentielle lui semble en effet une mauvaise solution. « Soit le ministre considère que le sujet n’est pas mûr et la réforme est reportée, soit il estime que politiquement c’est un sujet majeur et qu’il faut passer en force », explique Christian Chevalier.

Le nouveau projet pourrait être présenté au Comité technique ministériel ce 8 mars.