La proposition de loi Grosperrin sur la formation des enseignants vient d’être examinée à l’Assemblée

Très controversée, elle a fait l'objet d'une première lecture hier à l'Assemblée nationale. Le débat entre députés de droite et de gauche a été houleux.

La proposition de loi du député Jacques Grosperrin sur la formation des enseignants déposée le 10 janvier dernier, a été soumise hier à première lecture à l’Assemblée nationale. Elle fera l’objet d’un vote le 14 février prochain.

Cette proposition est, depuis sa publication, à l’origine d’une violente polémique : on y lit en effet que « la formation des maîtres est assurée par les établissements d’enseignement supérieur, notamment par les universités ». Ce qui revient à réformer le code de l’éducation qui à présent stipule que cette formation « est assurée par les IUFM » (Instituts universitaires de formation des maîtres). »

Les syndicats enseignants, la Ligue de l’enseignement, la FCPE, Sauvons l’Université (SLU)… y sont depuis le départ fermement opposés.

Ce texte s’est heurté également hier à la très vive opposition des députés de gauche, dénonçant la volonté du gouvernement de « liquider définitivement la formation des enseignants », selon les termes de Marie-Hélène Amiable (PCF), et d’imposer définitivement les principes de la masterisation, alors que celle-ci est un « désastre » d’après Martine Faure (PS).

Véronique Soulé, sur son Blog « C’est classe » titre même « Jacques Grosperrin enterre les IUFM ».

La CDIUFM, dans un communiqué fin janvier, avait soutenu avec force que « la formation des enseignants devait être placée sous la responsabilité de l’université et non assurée ‘notamment’ par les universités ». Si les universités et les IUFM n’assurent plus cette formation, qui l’assurera ? Les officines privées ?

C’est la crainte exprimée par les députés de gauche, à laquelle ceux de droite répondent qu’elle est injustifiée, le texte de Jacques Grosperrin étant d’après eux juste « technique ».

Ce dernier affirme quant à lui que ce texte ne vise qu’à « tirer les conséquences de l’intégration des IUFM au sein des universités » et de la mise en place de la masterisation.

« L’ouverture au privé relève du fantasme », a-t-il ainsi déclaré.

Source(s) :
  • AFP, liberation.fr, VousNousIls.fr,assemblee-nationale.fr, acteurspublics.com

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