Claude Guéant a affirmé sur RTL dimanche qu’il ne « regrettait pas » la phrase polémique  prononcée lors de son discours à l’Assemblée nationale samedi. A l’occasion du congrès annuel de l’Uni, la fédération de droite de l’éducation, le ministre de l’Intérieur avait déclaré que « contrai­re­ment à ce que dit l’idéologie rela­ti­viste de gauche, pour nous, toutes les civi­li­sa­tions ne se valent pas ».

« Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avan­cées que celles qui la nient », avait continué Claude Guéant. « Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fra­ter­nité, nous paraissent supé­rieures à celles qui acceptent la tyran­nie, la mino­rité des femmes, la haine sociale ou ethnique ».

« En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation », avait conclu le ministre de l’Intérieur. Ces propos ont évidemment déclenché une vive polémique dans l’opposition. Pierre Moscovici a notamment estimé qu’ils installaient des « passerelles entre la droite et l’extrême droite », un avis partagé par Harlem Désir qui a comparé Claude Guéant à « un rabatteur de voix FN ».

Claude Guéant a déploré que « certains à gauche continuent à extraire des petites phrases de leur contexte et enlèvent ainsi la dignité du débat démocratique. […]Pour la gauche, apparemment, si j’en juge par les réactions que j’ai entendues ce matin, tout se vaut ».