Ce mardi 31 janvier 2012 est une journée d’action et de manifestation pour les personnels de l’Éducation nationale. Lancé par le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, le mouvement de contestation a été rejoint par les sections éducation des fédérations syndicales CGT, SUD et FO (le SE-Unsa et le Sgen-CFDT n’appellent pas à la grève). Cette journée d’action est également soutenue par la Société des agrégés.

Les syndicats protestent contre la suppression programmée de 14.000 postes dans l’Education nationale. Dans le premier degré, 7.500 postes doivent être supprimés à la rentrée 2012 – dont quelque 2.500 postes de « Rased », les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté – alors que le ministère prévoit 2.500 élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Dans le second degré, 5.600 postes sont concernés.

Les organisations syndicales demandent par ailleurs le retrait du projet de décret sur l’évaluation des enseignants. L’actuelle double notation (administrative par le chef d’établissement, et pédagogique par l’inspecteur régional formé dans la discipline de l’enseignant) serait remplacée par un entretien tous les trois ans avec le « supérieur hiérarchique direct » : le chef d’établissement en collège et lycée, « l’inspecteur compétent » dans les écoles.

Le taux de grévistes attendu dans le premier degré, où les enseignants sont tenus de déclarer leur intention de faire grève au moins 48 heures à l’avance, est de 12,83 % selon un communiqué du ministère. Dans les écoles élémentaires, la loi du 20 août 2008 a instauré un Service Minimal d’Accueil (SMA) en cas de grève : les enfants sont accueillis même si leur enseignant est absent. Lorsque le nombre des enseignants ayant déclaré leur intention de faire grève est supérieur ou égal à 25 % des enseignants de l’école, ce service minimum d’accueil des élèves est assuré par la commune.

Une manifestation nationale est organisée à Paris. Elle partira de la place Edmond Rostand à 14 heures, pour se diriger vers la Bastille.