Nathalie Mons, maître de conférences à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, a souligné hier dans l’émission Rue des écoles le « rétropédalage » des propositions sur l’éducation des politiques, et la difficulté de ces derniers à « déconstruire des mythes éducatifs ».

Citant le cas du collège unique, elle pointe du doigt la proposition de réforme de l’UMP préconisant de créer des filières dès la 4e. Selon la maître de conférences, cette mesure « très vintage » propose de « nous ramener dans les années 1990 », quand le palier d’orientation précédant la 5e existait encore. En outre, elle ferait « fi de tous les résultats de la recherche qui montrent que moins les filières sont précoces, meilleurs sont les résultats scolaires ».

Selon Nathalie Mons, le PS retombe aussi dans « l’incontournable proposition vintage » avec l’instauration du suivi individualisé exclusivement pour les élèves en difficulté. Mais « la recherche a déjà montré que, stigmatisant les élèves, le plus souvent sortis de la classe, ces dispositifs se révèlent peu efficaces » déplore-t-elle.

La maître de conférence appelle donc les hommes politiques, « qui [demandent] régulièrement aux enseignants de faire preuve d’innovation », à davantage de créativité.