Jean Michel Blanquer lors du lancement de la campagne Agir contre le harcèlement à l'école (photo Quentin Duverger)Jean-Michel Blanquer a présenté ce matin au ministère de l’Education nationale une campagne de lutte contre le harcèlement à l’école, qui avait été annoncée par le ministre Luc Chatel lors de ses voeux à la presse.

Le directeur général de l’enseignement scolaire (DGESCO) a présenté cette initiative comme importante car cela « peut arriver à tout élève, à toute famille. Le harcèlement est un phénomène qui transcende toutes les différences. » C’est pourquoi il souhaite « en finir avec la honte, et en parler sans tabou », car « en parler, c’est agir ».

Cette campagne consiste notamment en la diffusion de trois films courts sur les sites agircontreleharcelementalecole.gouv.fr, Youtube et Dailymotion. Chaque clip aborde un type de harcèlement particulier : vio­lences phy­siquescyber-harcèlement et rumeurs. « Nous n’avons pris le parti ni du harceleur, ni du harcelé. Le point de vue est celui d’un témoin, un élève qui va passer d’une passivité honteuse à l’engagement », explique Alexandre Montay, délé­gué à la com­mu­ni­ca­tion du ministère.

Le site de la campagne « Agir contre le harcèlement à l’école » propose en outre un ensemble de ressources pour se renseigner et lutter contre le phénomène : repères chiffrés, fiches pratiques, guides, ressources ciblées… Le site est également appelé à répertorier et mutualiser les exemples de bonnes pratiques, afin de les répliquer dans d’autres établissements.

Un numéro gratuit « Stop harcèlement » complète le dispositif : 0808 80 70 10. Il propose aux élèves et aux parents de les aider en toute confidentialité.

Cette campagne est un prolongement des états généraux de la sécurité à l’école d’avril 2010, et de l’enquête de victimation menée en 2011 par Eric Debarbieux auprès de 18.000 élèves, qui avait établi qu’un collégien sur dix était victime de harcèlement.