Malgré l’assouplissement promis par le gouvernement, les témoignages d’étudiants étrangers, sans visa de travail du fait de la circulaire Guéant, ne cessent d’affluer. Plusieurs d’entre eux, menacés d’expulsion malgré une embauche en CDI, dénoncent aujourd’hui l’absurdité de leur situation.

L’AFP dresse le portrait de Diego, jeune architecte diplômé de l’école nationale d’architecture de Lyon, embauché en CDI par une agence de paysagistes. Sa demande de changement de statut a été rejetée car son métier « n’est pas en ten­sion ». Pourtant, selon Gilles Buna, président de la communauté urbaine de Lyon, ce texte est « une connerie gouvernementale », étant donné le « caractère irremplaçable » de Diego. Ce que confirme son employeur, qui a dénoncé une loi « anti-productive pour les entre­prises ».

20minutes.fr publie le témoignage de Marie, jeune mauricienne embauchée en CDI dans une société d’informatique à Nantes, déboutée de sa demande de visa à la préfecture car « il y a trop de demandeurs d’emplois dans ce secteur ». Or « mon employeur manque de candidats » a déploré la jeune fille. « Si je devais rentrer chez moi, je ne ferais pas forcément une publicité positive à la France ».

La jeune fille sera soutenue par Yves Lecointre, président de l’université de Nantes, à une cérémonie de parrainage d’étudiants étrangers organisée par des personnalités universitaires ce mardi à Paris.