Le minis­tère de l’Education natio­nale s’est « étonné de la pro­po­si­tion étrange du Dr Dukan qui fait de la dis­cri­mi­na­tion phy­sique sans le savoir ». Le célèbre nutritionniste Pierre Dukan, père du régime Dukan, propose dans son dernier livre, Lettre ouverte au futur pré­sident de la République, d’instaurer une option « poids d’équilibre » au baccalauréat. Cette option per­met­trait aux élèves qui n’auraient pas grossi au cours de leurs deux der­nières années de lycée de gagner des points sup­plé­men­taires au bac.

Pour les candidats au bac qui choisiraient cette option, il s’agirait de maintenir leur indice de masse corporelle (IMC)(1) entre 18 et 25. « Pour éviter toute dis­cri­mi­na­tion, et même avan­ta­ger ceux qui se trouvent en dehors de ces limites, une simple pro­gres­sion constante vers le poids d’équilibre (100 g par tri­mestre) » suf­fi­rait à faire gagner des points, précise-t-il. La véri­fi­ca­tion du poids des élèves se ferait à tra­vers six pesées, deux par année.

Les élèves bénéficieraient en outre de six modules d’une heure sur deux ans, pour les for­mer à la nutri­tion opé­ra­tion­nelle, la cui­sine et l’activité physique.

« Le minis­tère n’a pas attendu M. Dukan pour mettre en oeuvre un plan santé — bien-être et sport à l’école », commente le ministère de l’Education nationale. « Les pro­blèmes de santé des ado­les­cents sont suf­fi­sam­ment graves et pré­oc­cu­pants pour ne pas être pris à la légère. Le bac non plus. C’est un exa­men des savoirs et des connais­sances, pas un exa­men de santé ! », souligne-t-il.

Ce dimanche 8 janvier, c’est la Journée nationale du dépistage de l’obésité infantile. Organisée chaque année par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) elle a pour but d’alerter et d’informer les familles sur le dépistage insuffisant et l’idée négative que le public se fait de l’obésité.